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Les périmètres de captage

Dans l’Yonne, l’eau potable provient très majoritairement de ressources souterraines.

La réglementation impose que ces captages ou sources captées possèdent un arrêté préfectoral de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui définit des périmètres de protection et des prescriptions s’y rapportant. La grande majorité des captages icaunais possède une DUP et une délimitation de périmètre de captage.

Cependant, à l’origine (années 80), ces périmètres avaient pour but de prévenir d’une pollution accidentelle ou ponctuelle à proximité du point de pompage.

Depuis la fin des années 90, les problèmes les plus fréquemment rencontrés affectant la qualité de l’eau, proviennent de pollutions diffuses dont l’origine peut se situer sur un territoire beaucoup plus large que celui précisé dans la DUP initiale. Des procédures de révision de ces périmètres sont donc en cours.

L’arrêté préfectoral de DUP définit 3 périmètres :

- le périmètre immédiat : de petite taille (environ 50mx50m), il appartient à la collectivité gestionnaire de la ressource, est clos, sans activité agricole si ce n’est un enherbement entretenu mécaniquement,

- le périmètre rapproché : d’une surface de quelques ares à quelques hectares, il est toujours situé à proximité du point de pompage mais peut aussi être constitué de « satellites » sur des zones d’infiltrations éloignées du captage. A l’intérieur de ce ou ces périmètres, les activités humaines sont réglementées : construction de bâtiments, lotissements, stockage divers (fuel, azote, . . .), stockage de matières fermentescibles (fumiers, composts, déchets verts , . . .), épandage d’effluents liquides (boues de station d’épuration, lisiers, matières de vidange, . . .). Dans les périmètres redéfinis récemment, on voit apparaître des restrictions plus fortes liées par exemple à des réglementations sur l’utilisation de certaines matières actives phytosanitaire et sur la mise en herbe ou le boisement de surface destinées aux cultures.

- le périmètre éloigné : de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’hectares, il comprend sur les parcelles, des recommandations notamment en matière de dépôts de fumier ou tout autre matière fermentescible.

Les périmètres rapprochés et éloignés sont souvent des surfaces agricoles, mais pas uniquement (bourg et hameaux, axes routiers ou ferroviaire, zone d’activité artisanale et commerciale, site industriel, …).

Un règlement spécifiquement agricole : la directive nitrates, s’applique dans ces périmètres en rendant obligatoire la couverture hivernale des sol et en imposant un minimum de surfaces implantées en cultures intermédiaires piège à nitrates (CIPAN).

Les agriculteurs doivent savoir si certaines de leurs parcelles se situent dans ces périmètres et si oui, connaître les prescriptions qui s’appliquent. Ces éléments sont disponibles en mairie et à la Chambre d’Agriculture.

L'accompagnement Chambre d'Agriculture

De par ses missions consulaires, la Chambre d’Agriculture intervient dans les démarches relatives à la définition de nouvelles limites de périmètres de captages et de prescriptions s’y rapportant.

Elle participe à ce titre aux échanges et négociations intervenant en amont des décisions réglementaires en proposant le cas échéant des amendements aux projets d’arrêtés préfectoraux sur la base d’argumentaires techniques et politiques, de façon à préserver sur ces zones, l’exercice d’activités agricoles économiquement pérennes

La Chambre d’Agriculture informe les agriculteurs concernés par les périmètres de captages sur les prescriptions se rapportant à leurs parcelles.

Elle leur propose un accompagnement technique sous forme individuelle ou collective, pour leur permettre d’adapter le cas échéant leurs pratiques ou leur système productif à des prescriptions restrictives.

 

- carte des zones vulnérables
- cours d’eau BCAE
- plaquette d’information Directive Nitrates
- arrêté préfectoral et annexes
- modèle « papier » des documents d’enregistrement

Prise de vues du 18 août 2009

Lire article de presse : récolte Maïs 2008

Exemple de données issues des analyses de marges brutes

Répartition des charges opérationnelles pour le blé et par exploitation agricole

 

Moyenne des charges et des marges brutes par culture

 

 

 

Lors de la sécheresse de 2003, les stocks fourragers des éleveurs ont particulièrement été affectés, notamment ceux des systèmes laitiers à base de maïs ensilage.

La Chambre d’Agriculture a alors décidé de mettre en place un observatoire « terrain » permettant de déceler au plus tôt les impacts d’aléas climatiques pour pouvoir apporter un conseil préventif aux agriculteurs.

Dès les premiers signes de sécheresse, les services techniques de la Chambre d'Agriculture enclenchent pour les maïs ensilage, un suivi des matières sèches de la plante entière, afin d'ajuster au mieux les dates de récolte et le cas échéant de proposer des alternatives pour compenser les stocks de fourrages manquants.

 

Le maïs ensilage représente en moyenne sur le département 50 % des fourrages distribués aux vaches laitières. Le progrès génétique a très significativement amélioré le maintien « couleur verte » de la plante (stay green), ce qui peut modifier alors les habituels repères de récolte des éleveurs. Or, le stade de la plante au moment de la récolte influe directement sur les quantités ingérées par les vaches laitières et par conséquent sur les niveaux de production.

 

Les 6 dernières années climatiques ont toutes été très différentes avec des dates optimales de début de récolte allant du 15/08 au 25/09. Pendant de nombreuses années, on a pu observer une tendance à des démarrages de récolte trop tardifs avec alors des taux de matière sèche supérieure à 35 %, occasionnant des difficultés de conservation.

 

Pour répondre à cette problématique, la Chambre d'Agriculture a développé un réseau d'observation des fourrages, sur l'herbe au printemps et sur les maïs ensilage durant leur cycle végétatif.

Pour l'herbe, les adhérents des groupes techniques « production laitière » et « réseau viande » transmettent  des indications de rendements récoltés en foin et en ensilage au printemps. Ces informations permettent d'évaluer le rendement matière de l’année et de faire une première estimation des risques de pénurie éventuelle.

Pour le maïs ensilage, le suivi se fait durant le cycle végétatif, à partir d'un réseau de parcelles, à des périodes physiologiques clés (floraison femelle et stade « opercule » sur le grain visible). Parallèlement, un suivi des sommes de température réalisé à partir des données de Météo France permet de relier les événements végétatifs aux données climatiques et ce, à partir des dates de semis. Au stade « opercule » il est ainsi possible de prévoir la date optimale de récolte.

 

 

 

Dans le cadre de l’évolution des activités agricoles indispensables à l’économie et à l’attractivité des territoires, la Chambre d’Agriculture de l’Yonne, prend en compte l’environnement et recherche la valorisation des ressources naturelles et des richesses locales.

 

Contact

Edith FOUCHER

Tél : 03 86 94 22 08

e.foucher(a)yonne.chambagri.fr

Valérie DUCHENES

Tél : 03 86 94 28 40

v.duchenes(a)yonne.chambagri.fr

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