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Projet de réforme de la PAC sur la période 2014-2020

Comme annoncé depuis quelques jours, le commissaire européen à l'agriculture, Dacian Ciolos, a présenté, ce jour, 12 octobre 2011 son projet de réforme de la politique agricole commune (PAC) pour la période 2014-2020.

Au vu d'une première analyse des propositions, il apparaît que les grands axes correspondent approximativement aux souhaits français. Cependant, quelques points décisifs devront être revus pour que cette PAC d'après 2013 réponde pleinement à la volonté des agriculteurs de pouvoir investir et moderniser leur exploitation. Et ce, afin de relever les défis combinés qui consistent à répondre à trois problématiques majeures :

- nourrir une population en pleine croissance,

- pouvoir agir et réagir face à la volatilité des prix,

- s'adapter (comme depuis toujours) aux aléas climatiques.

De ce fait, il paraît incohérent de demander aux agriculteurs d'arrêter de produire sur un certain pourcentage de terres (jachères écologiques) et d'ajouter des contraintes environnementales et administratives supplémentaires.

Le fait de s'éloigner des paiements historiques (principes acceptés par tous) doit être accompagné de dispositifs permettant de compenser les effets les plus négatifs chez certains agriculteurs.

Avec l'objectif d'un budget constant pour la PAC, les évolutions réglementaires de la période 2014-2020 doivent s'inscrire dans la stratégie 2020 de la commission, pour la croissance et l'emploi.

"Chacun doit, Ministres, Élus européens, nationaux et locaux, se préoccuper du maintien d'une PAC forte, innovante et dotée d'un budget conséquent afin de contribuer au dynamisme de nos départements ruraux" commente Gilles ABRY, Président de la Chambre d'agriculture de l'Yonne.

Recensement agricole 2010 : Les chiffres clés de l’agriculture française en 2010

Organisé tous les 10 ans, ce recensement spécifique constitue une photographie complète et détaillée de l'agriculture française. Il s'intéresse à tous les aspects de l'activité agricole. Il a permis une collecte d'informations complète sur le statut des exploitations, les cultures, les superficies cultivées, le cheptel et la diversification pratiquée dans les exploitations agricoles. Près de 3000 enquêteurs ont été mobilisés sur l'ensemble du territoire national : métropole, la Corse, départements d'Outre-mer et collectivités d'Outre-mer de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, grâce à la mobilisation des directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf).

Une exploitation agricole sur quatre a disparu en dix ans en France : leur nombre s’élève désormais à 490 000. Le nombre de paysans est passé sous le seuil du million (3,5 % de la population active). C’est ce que montre le recensement agricole 2010 publié le 13 septembre 2011. La baisse de 26 % enregistrée en France est à comparer avec un recul de 24 % en Italie, 29 % aux Pays-Bas et 36 % en Allemagne.

Le nombre des petites (d’une taille moyenne de moins de 10 hectares) et moyennes exploitations a diminué fortement, avec une quasi-disparition des petits élevages bovins destinés à la production de lait, alors que le nombre de grandes s’est maintenu. Il a même progressé pour les très grandes exploitations spécialisées dans les céréales et les oléoprotéagineux.

Corollaire de cette diminution du nombre d’exploitations, leur superficie moyenne a progressé de 13 ha, pour atteindre 55 ha. De même, le nombre moyen de vaches par troupeau est passé à 45, soit une hausse de 38 %.

Désormais, un agriculteur à temps plein (une «unité de travail annuel») exploite 36 ha en moyenne, contre 29 ha en 2000. On arrive même à 96 ha dans les moyennes et grandes exploitations spécialisées dans les céréales et les oléoprotéagineux (contre 82 ha en 2000), tandis que les exploitations laitières comptent 26 vaches contre 20 en 2000.
Un quart des exploitations a une surface de moins de 6 hectares, un quart en a plus de 82. Les 10 % exploitations les plus grandes dépassent 143 hectares.

Un chef d'exploitation sur quatre est une femme (27 %)
Désormais, plus d'un chef d'exploitation sur quatre est une femme en France. Signe d'une sorte de révolution culturelle dans le monde agricole amorcée depuis longtemps. Ayant gagné, de haute lutte, le statut de co-exploitante, elles ont revendiqué et obtenu, pour une partie d'entre elles, le statut d'exploitante. Le secteur agricole connaît ainsi les mêmes évolutions que la société française.

18 % des exploitations commercialisent en circuit court, en vente directe ou par un seul intermédiaire.

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