Le barème des droits de successions et de donations s’appliquent sur la base de la part nette taxable après application des éventuels abattements.
Les tarifs des droits de succession et de donation sont fonction du degré de parenté de l’héritier avec le défunt et du donataire avec le donateur.
A noter que pour tous les décès survenus depuis le 22 août 2007, le conjoint survivant ainsi que le partenaire pacsé sont exonérés de droits de succession.
Sous certaines conditions, les frères et sœurs du défunt résidant sous le même toit bénéficient eux aussi d’exonération de droits de succession.
Des réductions de droits de succession pour charges de famille peuvent également être accordées sous certaines conditions.
Les tranches des barèmes sont actualisées chaque année au 1er janvier.
En raison de la multiplicité des abattements et des exonérations existants, le calcul des droits de succession et de donation peut être difficile à établir de façon précise.
Les barèmes des valeurs vénales moyennes des terres labourables, des prairies naturelles et des vignes (d’appellation ou autres) donnent la valeur indicative à l’hectare par petite région agricole, des parcelles d’au moins un hectare, libres à la vente ou louées et destinées à conserver, au moment de la transaction, leur vocation agricole
Les données de ce barème peuvent trouver une utilisation en matière d’aménagement foncier et rural (échanges amiables, emprises et expropriation) et d’accompagnement à la gestion du foncier (aspects juridiques du foncier et de l’exploitation agricole).
Le barème est actualisé annuellement par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, à partir des données compilées relatives aux transactions foncières observées dans chaque département agricole.
Le propriétaire peut, à tout moment, résilier le bail sur des parcelles dont la destination agricole peut être changée et qui sont situées en zone U d’un plan local d'urbanisme (PLU) ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu (POS).
Le preneur est indemnisé du préjudice qu'il subit comme il le serait en cas d'expropriation.
Ce barème, issu d’un protocole, est un barème départemental actualisable. Il n’est pas impérativement applicable mais est un référentiel dans le cadre de la détermination de l’indemnité d’éviction.
Le fermier est en droit, sauf exception jurisprudentielle, de prétendre à une indemnité d’éviction. Peut se rajouter une indemnité de privation de jouissance.
Le preneur peut mettre en avant un autre mode de calcul de l’indemnité à laquelle il prétend basé sur le préjudice subi.
L’historique et les particularités de chaque région, de chaque département, voire de chaque commune, ont généré au fil du temps par des usages locaux qui ont parfois pris force de loi.
L’usage local n’est pas l’émanation d’un texte de loi ou d’un texte réglementaire, mais c’est " une pratique habituellement suivie dans un milieu donné en vertu d’une règle non exprimée s’imposant comme règle de droit ".
La mission des usages locaux est donc d’interpréter la loi et parfois en cas de carence, de la suppléer. Ainsi, certains textes de lois renvoient aux usages locaux : c’est le cas par exemple de l’article 671 du Code Civil relatif aux distances de plantations par rapport aux limites de propriété.
Les usages locaux sont par définition anciens, constants et reconnus. De par l’évolution de la société et des modes de production en agriculture, certains sont tombés en désuétude.
Les usages locaux posent un certain nombre de règles coutumières dans des domaines divers :
Pour l’Yonne ils ont été établis en 1923.
La Chambre d’Agriculture a pour mission de conserver les usages locaux spécifiques au département et le cas échéant de les actualiser.
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Marie-Christine BRET Tél : 03.86.94.22.13 mc.bret(a)yonne.chambagri.fr Sylvie HUYGHE Tél : 03.86.94.22.16 s.huyghe(a)yonne.chambagri.fr Anne GAILLARD Tél : 03.86.94.21.96 a.gaillard(a)yonne.chambagri.fr |